On imagine mal l’émir du Koweït, Mechaal Al Ahmad Al Jaber Al Sabah, s’astreindre à baisser sa climatisation dans le palais Bayan. C’est pourtant ce à quoi sont confrontés de nombreux citoyens koweïtiens face aux bombardements iraniens sur les installations électriques du pays, l’un des plus arides du monde.
Depuis la reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis, le royaume essuie quotidiennement des tirs de missiles balistiques et des lancers de drones. Une « ignoble agression iranienne », a résumé le ministère koweïtien de la Défense, sur X. L’une de ces attaques a ciblé, lundi, un pétrolier koweïtien dans le détroit d’Ormuz et blessé plusieurs membres de l’équipage, ce qui a valu à l’ambassadeur iranien d’être convoqué par le ministère koweïtien des Affaires étrangères.
Le Koweït, la Jordanie, le Qatar ou encore Bahreïn sont les cibles privilégiées de Téhéran, du fait de leur proximité avec Washington. En témoignent les bases militaires états-uniennes présentes sur leur sol. Du point de vue du pouvoir théocratique, la pression mise sur les pays du Golfe sert de levier pour contraindre Donald Trump à abdiquer.
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