C’est dans le tout dernier numéro du magazine Prog qu’Ian Anderson se prête au jeu des questions posées par des amis et fans célèbres — membres de Yes, d’ELP, d’Opeth, entre autres. Hugh Cornwell, ex-chanteur des Stranglers, lui demande si l’émergence du punk a représenté "un moment sismique dans l’histoire du rock ou simplement une phase parmi d’autres". La réponse d’Anderson donne lieu à une anecdote aussi drôle qu’inattendue.
Pour le leader de Jethro Tull, le phénomène punk n’avait rien d’une surprise : "J’ai toujours vu ça comme quelque chose d’inévitable. Les MC5, c’était déjà du punk pour moi. Puis sont arrivés les Ramones, et le mouvement a fini par s’infiltrer dans la musique britannique au milieu des années 70." C’est dans ce contexte qu’il évoque une scène mémorable : Joey Ramone en personne venant lui réclamer un autographe, visiblement mal à l’aise. "Il était un peu penaud : 'C’est pas pour moi, c’est pour ma mère.'"