L’appel au boycott, notamment lancé par le groupe local de la France insoumise, courait depuis des mois. Finalement, face aux manifestants rassemblés devant la scène, le concert de la DJ Barbara Butch, à Grenoble ce samedi 18 juillet, a été interrompu par les organisateurs au bout d’une vingtaine de minutes.
Brandissant drapeaux palestiniens et doigts d’honneur, les militants reprochaient à l’artiste sa signature en mars dernier d’une tribune de soutien à la loi Yadan. Un texte visant à criminaliser la critique de la politique d’Israël, en plein génocide à Gaza, finalement retiré par la Macronie après une pétition rassemblant plus de 700 000 signatures.
La mairie de Grenoble dirigée par l’écologiste Laurence Ruffin avait décidé de maintenir le set lors du festival Cabaret frappé au nom de la « de la liberté de création, de la liberté d’expression et de l’autonomie des programmateurs culturels ». Elle a annoncé, dimanche 19 juillet, que la ville « déposera plainte afin que toute la lumière soit faite sur ces faits et que leurs auteurs répondent de leurs actes devant la justice ».
La musicienne « a été la cible d’une agression intolérable en plein spectacle », avait réagi la commune plus tôt dans la journée auprès de l’AFP, dénonçant des « jets de bouteilles en verre » et autres projectiles « visant délibérément la scène » et affirmant que des installations électriques avaient aussi été sabotées. Des violences que conteste Allan Brunon, élu Insoumis de ...
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