Perturber l’équilibre… Pour ces raisons, l’Iran ne veut pas d’une guerre globale

خالد الجابر - Aljazeera - 19/07
L’Iran ne veut pas d’une guerre totale, car il connaît son coût et les limites de sa puissance. Mais il ne veut pas non plus d’une paix stable, car la paix affaiblit ses outils, réduit la valeur des milices et restaure le prestige de l’État national. Ce que vous voulez, c'est une zone grise.

Beaucoup parient que la récente guerre constituerait un tournant dans le comportement du régime iranien et que l’ampleur des pertes militaires, des pressions économiques et de l’isolement politique croissant pousserait Téhéran à revoir sa doctrine de sécurité et à reconnaître que la politique de confrontation ouverte n’a pas produit une puissance durable, mais a plutôt épuisé l’État, affaibli l’économie, privé la société iranienne d’opportunités de développement et transformé le pays en une puissance qui possède de nombreux outils de pression et de chantage, mais qui manque des éléments de stabilité et de prospérité.

Cependant, ce pari semble avoir été un pari perdant. Au lieu que la guerre aboutisse à une révision, une conviction plus dangereuse s’est établie au sein de l’establishment au pouvoir, selon laquelle l’escalade est le chemin le plus court pour obtenir des concessions et améliorer les conditions de négociation.

Le ciblage continu des capitales des États du Golfe avec des drones et des missiles, y compris le Qatar, qui joue un rôle de médiateur, malgré la déclaration de la trêve, n’était qu’un message clair selon lequel Téhéran ne considérait pas la trêve comme le début d’une nouvelle phase, mais plutôt comme une station tactique dans un conflit qui n’est pas encore terminé, et que la sécurité du voisinage reste, dans les calculs du régime, une carte qui peut être utilisée dans l’équation de dissuasion, de pression et de négociation.

Il semble que le régime iranien ait retenu la leçon inverse. Elle s’est ancrée dans l’impression que les négociations tranquilles n’apportent rien, que les États-Unis et les grandes puissances ne font des concessions que sous la pression et que les menaces sont le moyen le plus efficace pour pousser les capitaux influents à...
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