Pourquoi voit-on moins de moustiques cet été 2026 ? : Actualités - Orange

Orange - 18/07
Depuis plusieurs semaines, la sécheresse et les fortes chaleurs frappent la France métropolitaine. Résultat : les moustiques semblent s'être volatilisés des jardins et de notre quotidien. Un phénomène qui s'explique par leur biologie, mais qui pourrait s'inverser. Cet été, alors que la France a été en proie à plusieurs à plusieurs vagues de canicule, de nombreux Français dorment fenêtres ouvertes. Le tout, sans être piqués par les moustiques. Alors que la France traverse une sécheresse exceptionnelle, 99 départements sont concernés par des restrictions d'eau, un niveau "le plus élevé jamais enregistré depuis au moins 2013", selon la ministre Monique Barbut, et ce au grand dam de ces insectes. En effet, l'eau est vitale pour les moustiques. "Les femelles pondent leurs œufs dans l'eau. Ces œufs donnent des larves, puis des nymphes, et enfin des adultes. Donc, sans eau, pas de moustiques", résume Didier Fontenille, chercheur émérite à l'Institut de recherche pour le développement, interrogé par La Dépêche. Par ailleurs, même quand l'eau subsiste, elle devient hostile. Les larves préfèrent en effet une température entre 26 et 30 °C. "Dès que l'eau devient plus chaude, elles survivent moins bien, se développent moins, ou même meurent", précise le chercheur. Des virus qui se développent moins Les adultes ne sont pas épargnés non plus. La chaleur les déshydrate. Ils se réfugient sous les feuilles ou dans l'ombre du jardin, indique L’Union. Résultat : ils volent moins, piquent moins et se montrent moins présents près des habitations. Autre effet de la chaleur sur les moustiques : les virus qu'ils transportent supportent mal les températures élevées. Dengue, chikungunya, zika ou virus du Nil occidental peinent ainsi à se développer dans l'insecte. Santé publique France n'a ainsi recensé aucun cas autochtone cet été. "C'est un indicateur très significatif, car c'est rare", souligne Didier Fontenille. Cette accalmie reste toutefois fragile. Certains gîtes plus profonds gardent assez d'humidité pour préserver quelques pontes. Dès que les orages reviendront, les femelles profiteront de la pluie pour pondre massivement. D'ici deux à trois semaines, les populations pourraient dépasser leur niveau d'avant canicule. D'où l'intérêt de vider les eaux stagnantes, malgré la sécheresse.

Depuis plusieurs semaines, la sécheresse et les fortes chaleurs frappent la France métropolitaine. Résultat : les moustiques semblent s'être volatilisés des jardins et de notre quotidien. Un phénomène qui s'explique par leur biologie, mais qui pourrait s'inverser.

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