La planète sous nos pieds est essentiellement une grosse boule de fer qui « réduit » lentement sa fièvre. Depuis sa naissance il y a 4,5 milliards d’années, il dissipe la chaleur depuis des milliards d’années.
Ce n’est pas une nouveauté, mais la vitesse de dissipation de la chaleur récemment calculée par les scientifiques a fait battre le cœur de nombreuses personnes. C’est plus rapide que prévu initialement. C'est l'origine du mot « accélération » dans le titre, et c'est aussi ce dont je veux parler aujourd'hui.
Soyons clairs d’abord : cette conclusion a été tirée il y a quelques années et la source est une équipe de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Ils ont mesuré en laboratoire la conductivité thermique d'un minéral commun à la jonction du noyau terrestre et du manteau, la Brückeite. Les résultats ont été publiés dans Earth and Planetary Science Letters, indiquant que la chaleur de l'intérieur de la Terre pourrait se dissiper plus rapidement qu'on ne l'imaginait.
Notez que « la chaleur interne se dissipe rapidement », et non que le noyau terrestre se refroidisse soudainement. Les deux choses sont très différentes. Alors pourquoi les scientifiques portent-ils ce jugement ? Vous ne pouvez pas creuser un tunnel et insérer un thermomètre.
Ce sur quoi ils se concentrent, c'est le « dissipateur thermique » de Brinellite. Il est coincé à la jonction du noyau externe et du manteau inférieur. La rapidité avec laquelle la chaleur s’infiltre vers le haut dépend de sa capacité à bien conduire la chaleur.
Des expériences ont montré que la conductivité thermique de la Brückeite est environ 1,5 fois...
[Courte citation de 8% de l'article original]