Refroidissement, coût astronomique, empreinte écologique… Six infographies pour comprendre le casse-tête géant du million de data centers orbitaux dont rêve Elon Musk

BFMTV - 17/07
Elon Musk veut envoyer les centres de données de demain en orbite pour répondre à l’explosion des besoins en intelligence artificielle. Mais les obstacles techniques et économiques sont immenses, au point de remettre en question la faisabilité du projet.
Elon Musk veut envoyer les centres de données de demain en orbite pour répondre à l’explosion des besoins en intelligence artificielle. Mais les obstacles techniques et économiques sont immenses, au point de remettre en question la faisabilité du projet.

Et si les prochains data centers ne se construisaient plus sur Terre, mais à 500 kilomètres d’altitude, dans l'espace? C’est le pari fou de SpaceX. Depuis quelque temps, l'entreprise d’Elon Musk ne mise plus seulement sur ses fusées réutilisables ou son réseau internet Starlink. Son ambition est désormais de transformer l’orbite terrestre en immense plateforme informatique.

Le projet est vertigineux. SpaceX imagine une constellation d’environ un million de satellites, capables de produire jusqu’à 120 gigawatts d’énergie et d’alimenter des dizaines de millions de processeurs spécialisés dans l’intelligence artificielle. À terme, ces infrastructures pourraient héberger jusqu’à 100 millions de GPU de pointe, les puces indispensables à l’entraînement des modèles d’IA générative.

S'il n'a pas été le premier sur le créneau, Elon Musk n'entendait clairement pas rater ce train, en dévoilant son projet il y a plusieurs mois. Mais il a fallu attendre juin pour obtenir plus d'informations concrètes. Dans une vidéo promotionnelle consacrée au satellite AI1, premier prototype dévoilé par SpaceX, Ian Dahl, directeur de l’ingénierie satellite, présente une architecture directement inspirée des satellites Starlink de nouvelle génération.

"Il n'y a pas de formule magique qui soit nécessaire et qui n'existe pas", assure Elon Musk dans la vidéo, en évoquant le défi que représente la construction des satellites AI1. Selon lui, une grande partie des technologies nécessaires provient de l'expérience accumulée avec Starlink. "Nous ne pensons pas que ce soit un problème extrêmement difficile", affirme-t-il.
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