Pis vous, votre vie (numérique) ?

La Presse - 12/07
Je ferme les livres pendant quelques semaines, pour les vacances. J’espère en ouvrir, des livres. Des vrais. C’est un des (nombreux) dommages collatéraux de l’ère numérique, du tout-aux-écrans : je lis moins de livres.

Je ferme les livres pendant quelques semaines, pour les vacances. J’espère en ouvrir, des livres. Des vrais. C’est un des (nombreux) dommages collatéraux de l’ère numérique, du tout-aux-écrans : je lis moins de livres.

Publié à 19 h 30

Et vous ?

Lisez-vous moins de livres ?

Moi, oui.

J’ai toujours lu, énormément. Enfant, je me souviens d’avoir eu hâte de larguer enfin les bandes dessinées pour lire des livres-presque-sans-images. Les premiers devaient être des Club des cinq ou des récits de la comtesse de Ségur, après Tintin, Astérix et les Schtroumpfs.

L’été, je me suis vite gardé seul, comme on dit. Et l’été était divisé en deux pôles : le soccer et la lecture.

Le soccer, au parc, jour et soir. Le plus souvent possible. Avec les amis, le jour ; avec l’équipe, le soir. Tout le temps.

Entre les matchs, je lisais dans le sous-sol de la maison de mon père, dans l’appartement de ma mère. Le plus souvent possible. Je me souviens d’avoi...
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