On avait des indices de la présence d'exoplanètes autour des naines blanches voilà déjà plus d'une décennie. Aujourd'hui, on dispose d'indices suggérant même la présence d'exoplanètes dans la zone d'habitabilité de ces étoiles mortes.
Il y a plus d'une décennie, en 2009, comme l'expliquait un des précédents articles de Futura ci-dessous, Jay Farihi, alors post-doc en astrophysique à l'université de Leicester en Grande-Bretagne, annonçait avec des collègues, dans un article, que des observations dans l'infrarouge, menées avec le désormais défunt télescope spatial Spitzer, avaient mis en évidence des disques de poussières autour de naines blanches.
Ces astrophysiciens en avaient tiré la conclusion que ces disques démontraient indirectement l'existence de planètes géantes gazeuses autour d'une petite proportion de la population des naines blanches, et probablement aussi de planètes telluriques. De fait, une géante gazeuse a bien été découverte en orbite très rapprochée autour de la naine blanche WD 1856+534. L'exoplanète en question, WD 1856b, semblait même dans la zone habitable autour de la naine blanche mais cela a été totalement remis en question depuis, de sorte que l'on ne connaissait plus d'exemple de ce genre.
Rappelons que les naines blanches sont le produit de l'évolution finale des étoiles de moins de 8 masses solaires ayant épuisé leur carburant thermonucléaire et qui vont donc se contracter, faute de pression de rayonnement fourni par les réactions de fusion libérant de l'énergie lumineuse.
L'étoile ne subsiste plus que parce que les électrons libres y deviennent un gaz quantique de fermions, dit dégénéré, avec une pression s'opposant à la contraction en trou noir de l'étoile tant que sa masse est inférieure à la fameuse limite de Chandrasekhar qui est d'environ 1,4 masse solaire (les étoiles de plusieurs masses solaires perdent une partie de leur masse à cause d'instabilités éjectant de la matière en fin de vie).
Extrait du documentaire Du Big bang au Vivant. Jean-Pierre Luminet parle de l'évolution des étoi...
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