Un nouveau rapport de l’Agence européenne pour l’environnement révèle que 96 % des sites de baignade surveillés en Europe respectent les normes sanitaires minimales. Mieux encore, près de 85 % sont classés « excellents », preuve que des décennies de réglementation environnementale européenne profitent désormais aux vacanciers.
Mais inutile de préparer tout de suite votre maillot de bain. Environ 1,5 % des eaux contrôlées restent classées « insuffisantes ». Ces sites souffrent de débordements récurrents d’eaux usées et de ruissellements agricoles, où une simple baignade expose à un risque élevé de maladies hydriques graves.
L’UE tente de s’attaquer à ces problèmes, ainsi qu’à la contamination chimique, à la sécheresse et aux proliférations d’algues toxiques, grâce à une législation plus stricte et à d’importants financements pour les infrastructures, dont plus de 15 milliards d’euros pour moderniser les réseaux d’eau.
Avec la mise à jour des règles sur les substances chimiques et la directive « Nitrates », Bruxelles vise les principaux polluants tout en imposant la modernisation des stations d’épuration municipales pour éliminer les microplastiques et les résidus de médicaments.
Si la grande majorité des eaux de l’UE sont sûres, certaines restent classées « insuffisantes », principalement dans les zones intérieures de la France, des Pays-Bas et de la Belgique, où forte densité de population rime avec agriculture intensive. La sécurité varie aussi selon le type de milieu : les mers côtières sont les mieux notées, avec 88 ...
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