Le pangolin de l'Himalaya apparaît comme une espèce distincte, 189 ans après sa première description

Abhaya Raj Joshi - Mongabay - 07/07
KATMANDOU — L’animal vu par Brian Houghton Hodgson ressemblait presque à un pangolin, mais il ne cochait pas toutes les cases. Il avait des écailles ressemblant à des amor de la tête à la queue, tout comme l'avait décrit le zoologiste français Georges Cuvier. Mais il avait aussi des oreilles et beaucoup plus d’écailles sur son tronc que n’importe quelle espèce enregistrée. Le […]
  • Une nouvelle étude génomique et morphologique a revalidé Manis aurita, une espèce de pangolin décrite pour la première fois au Népal en 1836 puis oubliée pendant 189 ans.
  • L'espèce, connue sous le nom commun de pangolin de l'Himalaya, faisait partie de ce que les chercheurs ont longtemps supposé être une espèce unique et répandue, le pangolin chinois.
  • La confirmation de l’espèce a des implications immédiates, notamment la perspective d’une meilleure protection et d’approches plus nuancées en matière de conservation.
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KATMANDOU — L’animal vu par Brian Houghton Hodgson ressemblait presque à un pangolin, mais il ne cochait pas toutes les cases. Il avait des écailles ressemblant à des amor de la tête à la queue, tout comme l'avait décrit le zoologiste français Georges Cuvier. Mais il avait aussi des oreilles et beaucoup plus d’écailles sur son tronc que n’importe quelle espèce enregistrée. Nous sommes en 1836. Pour ce diplomate britannique de 35 ans et naturaliste pionnier, confiné dans la vallée de Katmandou au Népal, cela exigeait une enquête : s’agissait-il d’une nouvelle espèce ou simplement d’une valeur aberrante ? Convaincu d'avoir rencontré une espèce non décrite, il a donné à l'animal un nom entièrement construit sur ces oreilles, Manis auritus : le latin auritus se traduit par « avec de grandes oreilles ». Mais il l'a couvert avec un nom de secours, Plurisquamis, « les écailles multiples », au cas où les oreilles s'avéreraient plus tard être une caractéristique banale. Près de deux siècles plus tard, sa question trouve enfin une réponse plausible. Une équipe de scientifiques couvrant l’Asie, les Amériques et l’Europe a passé cinq ans à démontrer que le pangolin décrit par Hodgson en 1836 est en fait une espèce distincte, distincte du pangolin chinois (Manis pentadactyla) avec lequel il avait longtemps été regroupé et des sept autres espèces enregistrées.

Un pangolin chinois de deux semaines accroché à sa mère au zoo de Taipei. Image gracieuseté de Suzi Eszterhas/New On Earth : Baby Animals in the Wild/Earth Aware Editions.

Leurs découvertes récemment publiées établissent également son nom, désormais appelé pangolin de l'Himalaya, et entraînent des conséquences immédiates sur la conservation. Dans leurs aires de répartition africaines et asiatiques, ils sont tous en voie de disparition, si fortement ciblés par le commerce illégal qu’ils sont considérés comme les mammifères les plus clandestins au monde. Ils sont tués pour leur viande ainsi que pour leurs écailles sous couvert de médecine traditionnelle....
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