Réflexions solaires

La Presse - 05/07
Ce moment que l’on ne vit que l’été. On sort de la maison, on s’assoit ou on s’allonge sur une chaise, au soleil ou à l’ombre.

Ce moment que l’on ne vit que l’été. On sort de la maison, on s’assoit ou on s’allonge sur une chaise, au soleil ou à l’ombre.

Publié à 6 h 00

C’est tout.

L’activité s’arrête là. L’activité, c’est ça.

On ne fait rien.

Et plus il fait chaud, plus on ne fait rien.

Par temps de canicule, on fait moins que rien.

On ne travaille pas à la sueur de notre front. On prend congé à la sueur de notre corps.

On a un livre pas loin, mais on ne le prend pas tout de suite. On est juste dehors. À l’air libre. Et c’est ce dont on a l’air : libre.

On est une plante. Plantée sur le patio. Une fleur. Une pensée. Et on se met à penser. À réfléchir. Comme le soleil.

Mais on ne songe pas à nos préoccupations habituelles : la job, l’argent, le logement, le char, la santé, les relations. Le day-to-day, comme on dit en France.

On pense à tout ce à quoi on ne pense pas d’habitude.

Moi, bien entendu, j’écris...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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