Assis sur la plage, les pieds s’enfonçant dans le sable humide, nul ne se doute de la richesse physique de ce paysage en apparence si tranquille : création des vagues, érosion des rochers, infiltration de l’eau de mer dans les sols… Une réalité complexe que tentent de comprendre les scientifiques.
Trois projets du Programme et équipements prioritaires de recherche (PEPR)1 Maths-Vives se sont penchés sur cet environnement aussi beau que critique. En effet, avec le changement climatique, les côtes subiront la montée des eaux, les phénomènes climatiques extrêmes comme les tsunamis seront plus fréquents et l'érosion des côtes va s’accélérer. Des disciplines comme la géophysique, l’océanographie et les mathématiques sont mobilisées afin de mettre en équations la dynamique de la plage et mieux penser l’aménagement des littoraux de demain.
« Nous voulons apporter un éclairage pour les politiques. On ne se dit pas qu’on va prévoir, mais qu’on va mieux comprendre. Or mieux comprendre, c’est mieux décider », estime Didier Bresch, directeur de recherche CNRS à l’université Savoie Mont-Blanc2.
Cela fait plus de 200 ans que les scientifiques s’intéressent à la plage, et plus particulièrement à l’eau. Au XIXe siècle, physiciens et mathématiciens ont élaboré un système d’équations capable de décrire le mouvement global d’un fluide, de l’eau ou de l’air, par exemple. Désormais connues sous le nom de « Navier-Stokes », ce sont des équations aux dérivées partielles, soit des outils mathématiques pour décrire « un phénomène en mouvement dans l’espace et le tem...
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