En Ouzbékistan, il est proposé d'augmenter progressivement le salaire minimum jusqu'à 40 % du salaire médian jusqu'en 2030, d'abandonner son utilisation comme base de calcul des salaires dans le secteur budgétaire et d'envisager la possibilité d'introduire des taux de salaire minimum dans les sections régionales et sectorielles.

Ces mesures sont présentées dans le rapport analytique de l'Institut d'analyse fiscale sur la réduction de la part de l'économie cachée relevant du ministère de l'Économie et des Finances et l'amélioration du système de détermination du MHEKM dans le pays.

Actuellement, le montant du MHEKM est de 1,271 millions de soums (environ 104 dollars) par mois. Selon les bases de données internationales (dont WageIndicator), cet indicateur reste à un niveau faible par rapport à un certain nombre de pays de la CEI. En particulier, le salaire minimum au Kazakhstan est d'environ 180 dollars, dans la Fédération de Russie de 295 dollars et en Biélorussie de près de 265 dollars.

Dans le même temps, le rapport entre le MHEKM et le salaire médian est d’environ 24 pour cent. Dans la pratique analytique internationale (en particulier dans l’analyse des pays de l’UE et de l’IHTT), la fourchette comprise entre 40 et 60 pour cent du salaire médian est largement utilisée pour évaluer l’adéquation du salaire minimum. Du point de vue de cette approche, on constate que le MHEKM en Ouzbékistan se situe à un niveau relativement bas.

Les auteurs du document proposent d'augmenter progressivement cet indicateur jusqu'à 40 pour cent du salaire médian d'ici 2030. Au niveau actuel du salaire médian (environ 5,3 millions de soums), atteindre cet indicateur implique une augmentation du salaire minimum à e...
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