Tout le monde a droit à son opinion, c’est pourquoi je réponds rarement aux critiques. Et puis, je crois que le genre littéraire chroniqueur-qui-répond-à-chaque-critique est lassant pour le lecteur.
Quand je pense sérieusement à répondre, c’est quand on triture les faits pour mieux me planter.
Et même là…
Neuf fois sur dix, je finis par passer à autre chose, sans répondre.
Une fois n’est pas coutume, je vais répondre aujourd’hui à une volée de tomates reçue après ma chronique du 23 juin sur le manifeste du tueur de Côte-des-Neiges.
Titre de la chronique : « L’“hypergamie” vue par un incel marxiste »1, hypergamie étant un mot-valise choisi par le tueur pour dénoncer le fait que, dans les classes qu’il juge favorisées, tout le monde couche avec tout le monde…
Le mot « incel » fait référence aux « célibataires involontaires », ces hommes misogynes qui blâment les femmes pour leur propre incapacité à se trouver des amoureuses.
Ils harcèlent les femmes en ligne. Parfois, ils tuent des femmes. C’est un mouvement haineux.
Et le « marxiste », du titre, eh bien, il ne s’agissait pas du chanteur des années 1989, Richard de son prénom : je faisais référence à Karl Marx.
Ce qui m’amène à Alexandre Dumas2, une voix très suivie et citée par la gauche québécoise sur Facebook (38 000 abonnés) : il m’a lancé des tomates, le matin de la publication de cette chronique.
Je le cite : « C’est ...
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