C’est avant tout le non-respect des trois consultations, des trois fois "non".
Parce que l’accord de Nouméa dit qu’à la suite des trois "non", on se met autour de la table et on regarde la situation ainsi créée. L’ADN était une trajectoire vers l’indépendance, qui s’est arrêtée avec les résultats aux référendums. Or, on repart encore sur cette trajectoire, en passant par l’étape "souveraineté partagée", ou "indépendance-association". Normalement, on ne devrait plus parler d’indépendance.
Il y a peut-être le Rassemblement national, mais quand Marine Le Pen dit qu’elle veut nous faire un quatrième référendum dans 20, 30 ou 40 ans, ça ne veut rien dire.
C’est ce qui devrait être le cas. Après, s’il y a une majorité indépendantiste un jour, peut-être qu’on se la reposera et on fera un référendum local, mais il n’est pas question de faire des calendriers, ce n’est pas quelque chose qu’on doit planifier, d’autant plus dans la situation dans laquelle on se trouve. Il n’y a que la France qui peut nous sortir de là financièrement. Il n’y a plus de retraite, plus de santé, plus d’éducation… Il faut d’abord reconstruire le pays.