La musique, le soft power africain

MSN - 23/06
Le marché africain de la musique a connu, ces dernières années, une évolution parmi les plus importantes au monde. Cet essor culturel, porteur d’une identité émancipée, peine néanmoins à se monétiser.

Cette article fait partie d'une série sur le data journalisme.

Depuis près de deux décennies, la musique africaine est entrée dans une nouvelle dynamique qui lui a permis de devenir un acteur de la culture mondiale. Ce nouveau statut, elle le doit à un facteur essentiel : le streaming.

Celui-ci a non seulement permis aux artistes africains de toucher un public plus large, mais il a contribué à une évolution de leur identité.

La musique du continent est sortie de cette image stéréotypée dans laquelle elle avait été tenue à l'étroit pendant des décennies. Elle n'est plus cette "world music” scrutée à travers un regard occidental, avec des artistes qui devaient passer par Paris ou Londres pour être reconnus.

Désormais, la nouvelle génération de musiciens peut toucher directement son public. La musique produite à Johannesburg, à Lagos, à Kinshasa, à Dakar ou à Abidjan s'émancipe. Elle n'a plus besoin d'une validation extérieure pour exister.

"Je dis souvent qu'on vit une époque bénie pour la musique africaine”, estime l'artiste béninois Nasty Nesta, musicien et fin connaisseur de l'afro...
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