Héros politique ou responsable de la capitulation : le pari de Vance - devenu le visage de l'accord

AP - ynet - 19/06
Le vice-président des États-Unis, qui s'est effectivement abstenu lors de la décision de déclencher une guerre avec l'Iran, devrait diriger les négociations avec la signature du mémorandum d'accord - et le défendra contre ses opposants. Le succès ou l'échec de cette démarche peut déterminer le sort de celui qui se présentera à la présidentielle en 2028. Les critiques ont déjà commencé, et son parti tente de rassurer : "Il n'est que le messager". 
Le vice-président américain J.D. Vance était censé passer la semaine à promouvoir son nouveau livre, le genre d'événement dont profitent les candidats potentiels à la présidentielle pour présenter leurs valeurs au grand public en vue d'une future campagne. Mais le lancement du livre a été repoussé au profit du geste dramatique qu’il a signé : l’accord visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran.
Vance parle de l'accord avec l'Iran - et du message aux ministres
(Photo : Reuters)
Vance, un homme politique connu pour son scepticisme à l’égard des interventions militaires étrangères et qui a exprimé des réserves lorsque Trump a lancé une confrontation en février, est devenu le principal défenseur de l’accord. Il a donné une série d'interviews dans lesquelles il a salué cette décision, publié une vidéo de soutien et répondu aux questions sur le sujet lors d'un briefing à la Maison Blanche.
Il s'attache même encore plus aux résultats de la guerre, puisque c'est lui qui est censé ouvrir une nouvelle phase de négociations avec l'Iran lors du sommet en Suisse, pour l'instant reporté.
Le changement d'attitude de Vance, devenu un fervent promoteur de l'accord, apparaît comme un pari risqué. D’une part, s’il décide de se présenter à la présidentielle en 2028, les électeurs le récompenseront pour avoir été le visage de la fin de cette guerre impopulaire. Mais d’un autre côté, cette décision le positionne également comme le candidat naturel à porter la responsabilité en cas d’échec de l’accord.
Trump lui-même en a déjà plaisanté cette semaine et a déclaré : "Si cela fonctionne, je m'en attribuerai le mérite. Sinon, je blâmerai JD." Vance a répondu aux propos du président et a déclaré que c'était une blague et qu'...
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