Au début des années 70, nul besoin d’être ultra-riche pour rouler stylé en coupé. Ceux-ci sont à la mode, et l’offre est abondante. On peut se contenter d’un blason généraliste, mais comme ils ne sont pas tellement plus chers, les spécialistes tiennent le haut du pavé. En premier lieu, Alfa Romeo, qui s’est taillé une belle part de marché avec sa Giulia GTV, remplacée dès 1974 par l’Alfetta GT, devenue GTV en 1976. Performante et polyvalente, elle a su résister à la crise du pétrole grâce à ses moteurs raisonnablement gourmands.
Outre-Rhin, Porsche, allié à Volkswagen, a connu un certain succès avec la 914, très efficace, fiable et frugale. En 1975, elle est remplacée par la 924 qui, comme l’Alfetta GT avant elle, place la boîte à l’arrière et accueille, en théorie, quatre passagers. Infiniment moins chère que la 911, elle incarne cette époque où Zuffenhausen s’adressait à un public large, le segment des coupés étant porteur. Aujourd’hui, les Alfetta GTV 2.0 et 924 2.0 proposent, à des tarifs proches, des performances similaires. Alors, Alfa ou Porsche ? Voilà une question qu’on aimerait se poser plus souvent…
Les forces en présence
A son lancement en 1974, l'Alfa Romeo Alfetta GT concilie sous une ligne moderne quatre vraies places et un bon Cx. La poupe tronquée suivant les principes de Kamm joue son rôle en la matière.Alfa Romeo Alfetta GTV 2.0 (1976-1986), coupé 3 portes, 2,0 l atmo essence 122 ch - 130 ch, 1 130 kg, 194 km/h, à partir de 10 000 €.
Apparue en 1975, la Porsche 924 semble déjà annoncer les années 80 avec sa ligne tout en rondeurs, ses boucliers, sa bulle arrière et son Cx de 0.34. Mais son habitacle demeure étriqué.Porsche 924 2,0 l (1975-1985), coupé 3 portes, 2,0 l atmo essence 125 ch, 1 130 kg, 195 km/h à partir de 8 000 €.
Présentation : ADN pur vs bricolage
L'Alfetta GT ne ressemble absolument pa...