Ne désespérons pas de Bruxelles

Atlantico - 06/04
Plus d'un an après le début de la pandémie, l’Union européenne apparaît comme la grande perdante de la crise sanitaire, notamment sur la question des vaccins. Un sursaut européen s’impose, tant sur le plan économique que politique.

Tout a démarré en décembre 2019, à Wuhan en Chine. Le 5 janvier dernier, j’écrivais que l’Union européenne (UE) commençait l’année dans de mauvaises conditions. Trois mois plus tard, la politique vaccinale sur le continent accentue ses difficultés.

L’UE n’a pas de compétence sanitaire. Cela a été répété pour écarter toute responsabilité dans la gestion de la pandémie. Il n’en demeure pas moins qu’aux yeux d’Européens de plus en plus nombreux, elle apparait comme la grande absente de la pandémie. Cette crise sanitaire a révélé :

  • La vulnérabilité dans certaines chaines d’approvisionnement, notamment dans le domaine médical
  • La dépendance vis-à-vis de l’Asie à cause de lacunes industrielles
  • Le déclassement en matière de recherche vaccinale
  • Une réactivité insuffisante. Quels que soient les mérites et avancées institutionnelles du plan de relance « next generation » de 750 Md€ arrêté en juillet 2020, il semble déjà dépassé par les deuxième et troisième vagues de la pandémie. Avec le dernier plan de 1 900 Md$, les États-Unis en sont à leur 3ème p...
    [Courte citation de 8% de l'article original]
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