Je suis arrivé à Mogadiscio en tant que photojournaliste de conflit en 2008. Des années de guerre civile avaient laissé la capitale somalienne en lambeaux. Alors que les factions rivales continuaient de se battre pour le pouvoir, des centaines de milliers de personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers. J'avais prévu de visiter un camp de personnes déplacées, en compagnie d'une journaliste canadienne nommée Amanda.
Le camp se trouvait dans une zone de milice, nous avons donc emmené deux gardes armés, mais ils ont rapidement sauté de la voiture en disant qu’il n’était pas prudent d’aller plus loin. Je n’étais pas content d’être seul pour le trajet, mais c’était ça ou abandonner le voyage.
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