Autisme, TDAH, schizophrénie... Le paradoxe des troubles cognitifs et mentaux héritables, par Franck Ramus

Par Franck RamusPublié le 12/06/2026 à 06:45 - L'Express - 12/06
S'ils engendrent des perturbations importantes sur la vie, pourquoi n'ont-ils pas été écartés par la sélection naturelle ?

Il est maintenant bien établi que la plupart des troubles neurodéveloppementaux - déficience intellectuelle, autisme, TDAH - et psychiatriques - schizophrénie, trouble bipolaire, etc. - ont une forte composante génétique. On sait aussi que ces troubles engendrent des perturbations importantes tout au long de la vie, des altérations des relations sociales et affectives et une diminution de la fécondité, car les personnes affectées ont, en moyenne, moins de descendants que les autres.

On devrait donc s’attendre à ce que les variants génétiques qui augmentent le risque de ces troubles fassent l’objet d’une sélection naturelle négative, c’est-à-dire qu'ils soient éliminés au fil des générations, puisqu'ils ne sont renouvelés ...
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