Sidon - Sur les quais du port de Sidon, au sud du Liban, des centaines de bateaux de pêche semblent attendre un rendez-vous reporté avec la mer. Des filets pendaient sur les flancs des bateaux et les moteurs qui rugissaient au petit matin restaient silencieux.
Ici, où la vie de centaines de familles était liée à la mer, génération après génération, la guerre a imposé un nouveau rythme à une ville habituée à s'éveiller au mouvement des pêcheurs, et non aux nouvelles d'escalade et de menaces.
La guerre en cours dans le sud du Liban n’a pas limité ses effets aux frontières et aux villages frontaliers, mais a touché les ports, les marchés et les moyens de subsistance de la population.
Un arrêt forcé des opérations de pêche pendant plusieurs mois dans de vastes zones de la côte (Al-Jazeera)À Sidon, l’un des ports les plus importants du pays, le trafic de navigation et de pêche a fortement diminué, après que de vastes zones de la mer soient devenues dangereuses, ce qui a incité de nombreux pêcheurs à rester près du rivage ou à cesser de travailler pendant de longues périodes.
Pour le pêcheur Muhammad Bouji, la mer n’a jamais été qu’un métier, mais plutôt un héritage familial hérité de ses pères et grands-pères. Depuis son enfance, il a gra...
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