Monsieur Seibel, dans sa guerre défensive contre la Russie, l'Ukraine a développé la capacité de mener des frappes efficaces en profondeur dans l'arrière-pays, et l'a même récemment démontré en marge du forum économique de Poutine à Saint-Pétersbourg. La Russie, à son tour, frappe les villes ukrainiennes avec ses attaques de missiles et de drones les plus violentes depuis longtemps. Sommes-nous actuellement confrontés au prochain niveau d’escalade ?
Oui, c'est une autre escalade. Mais cette fois, la raison est que l’Ukraine peut exercer une forte pression sur les chaînes d’approvisionnement de l’ennemi. Les Russes se rendent compte que si cela continue pendant un certain temps, ils risquent de perdre la guerre. Le carburant est déjà rationné en Crimée. Je considère cela comme une sorte d’acte désespéré de la part des Russes.
Mais c’est d’autant plus difficile que les armes hypersoniques modernes sont de plus en plus utilisées. Ils et leurs partenaires ukrainiens ne peuvent pas faire grand-chose avec leurs systèmes de défense par drones.
Bien entendu, l’Ukraine ne peut se défendre qu’avec ce qui est mis à sa disposition ou avec ce qu’elle a construit pour elle-même. Ils contrôlent très bien les essaims plus lents de drones Shahed. Mais bien entendu, le pays n’a pas été en mesure de développer aussi rapidement sa propre alternative au système Patriot pendant la guerre. C’est pourquoi l’Ukraine a désormais besoin des bonnes réponses de la part de l’Occident, mais encore une fois, ceux-ci ne les fournissent pas suffisamment.
La souffrance est grande. Combien de temps le pays pourra-t-il supporter cela ?
Bonne question. Ce qui compte, c’est l’arsenal russe de telles armes. Poutine possède-t-il des centaines ou des mill...
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