Randstad Digital rachetée par une société indienne : « L’IA est un prétexte pour délocaliser » - L'Humanité

Humanite - 09/06
Rassemblés devant le siège à Issy-les-Moulineaux, les salariés de Randstad Digital ont protesté contre le futur rachat de leur entreprise par la société indienne LTM. Ils dénoncent ...

Les t-shirts floqués « rachat mondial, casse sociale locale » donnent le ton. Dès 7 h 30, ce mardi 9 juin, les salariés de Randstad Digital ont investi le trottoir devant le siège de leur entreprise, à Issy-les-Moulineaux, pour protester contre le rachat de leur société par la multinationale indienne LTM, annoncé le 22 mai dernier. Jusqu’au carré d’herbe, où flottaient de petits drapeaux aux couleurs de la CGT.

« Un rachat comme celui-ci nécessite cinq ans de préparation, assure Richard Kranenwitter, délégué syndical de la CGT. La direction peut nous dire ce qu’elle veut, on sait que tout a été calculé », poursuit-il. Les calculs ? La quarantaine de salariés présents au rassemblement pensent que la chute des effectifs a été programmée en vue du rachat. « Ils ont dû conclure un accord pour céder l’entreprise avec un nombre d’employés défini », suppose Richard Kranenwitter, alors que depuis 2023, 1 500 personnes ont quitté Randstad Digital, spécialiste de l’accompagnement des entreprises dans leur transformation numérique.

Gilet rouge par-dessus sa doudoune, Élisabeth Ornago de l’UD CGT 92 est formelle : « Ils veulent assécher les emplois en France au profit d’une main-d’œuvre internationale à faible coût. » Richard Kranenwitter soutient qu’en moyenne, un ingénieur français gagnerait 40 000 à 50 000 euros par an, contre 300 à 500 euros mensuel pour son équivalent indien.

LTM propose un partenariat visant à mener une transformation basée sur l’IA pour les centres d’activités dits « à bas coût », locali...
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