En 1851, un serrurier américain du nom d’Alfred Charles Hobbs s’installa dans une boutique londonienne et défit, en quelques jours, un verrou réputé inviolable depuis soixante ans. La presse parla de scandale. Les banquiers s’affolèrent. L’industrie, elle, finit par innover. Plus d’un siècle et demi plus tard, l’histoire se répète, mais cette fois, le crocheteur s’appelle « intelligence artificielle ».
La société américaine Anthropic, connue pour avoir développé l’assistant conversationnel Claude, a annoncé en avril dernier l’existence d’un nouveau modèle d’IA baptisé Mythos, dans le cadre d’un programme restreint appelé Projet Glasswing. Ce modèle n’est pas accessible au grand public. Sa spécialité : débusquer des failles de sécurité dans du code informatique avec une efficacité que l’on n’avait en...
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