La Suisse développe-t-elle l’après-Harvey dans le juridique? - Le Temps

Le Temps - Le Temps - 08/06
Depuis deux ans, Harvey et Legora dominent les discussions autour de l’intelligence artificielle juridique. Leurs valorisations de plusieurs milliards de dollars ont confirmé une chose: l’IA juridique n’est plus une expérimentation, mais une nouvelle infrastructure stratégique pour les cabinets d’avocats et les départements juridiques d’entreprise. Mais derrière cette première vague d’outils, une question émerge déjà: les copilotes juridiques représentent-ils réellement l’aboutissement du marché,

La plupart des plateformes actuelles fonctionnent selon la même logique: elles accélèrent le travail du juriste, mais restent dépendantes de son niveau d’expertise. Elles suggèrent, rédigent, résument ou recherchent, mais la qualité finale dépend toujours du professionnel qui les pilote. Un excellent avocat obtiendra un excellent résultat. Un juriste moins expérimenté produira simplement plus vite les limites qu’il avait déjà auparavant. Un copilote assiste l’avocat, tandis qu’un autopilote juridique cherche à guider activement les différentes étapes du travail afin d’assurer un niveau de qualité plus homogène, structuré et sécurisé.

C’est précisément là qu’une nouvelle génération de plateformes entre sur le marché: non plus des copilotes passifs, mais des systèmes juridiques actifs capables de structurer et coordonner l’exécution du travail juridique l...
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