La génération qui ne pourra s'émanciper qu'avec des héritages ou des hypothèques à 40 ans

MSN - 07/06
Être propriétaire d'un bien immobilier dépend de moins en moins de l'épargne et de plus en plus du patrimoine familial. Les prix élevés du marché immobilier dans l'archipel des Baléares, l'un des territoires les plus touchés, obligent de nombreux jeunes à retarder l'âge d'émancipation et à se soumettre au cumul d'emplois. Des salaires de 1 191 euros et des loyers de 1 176 euros font chuter l'émancipation des jeunes à des niveaux historiquement bas. De plus en plus de jeunes ayant un emploi stable découvrent que...

Être propriétaire d'un bien immobilier dépend de moins en moins de l'épargne et de plus en plus du patrimoine familial. Les prix élevés du marché immobilier dans l'archipel des Baléares, l'un des territoires les plus touchés, obligent de nombreux jeunes à retarder l'âge de l'émancipation et à se soumettre au cumul d'emplois.

Des salaires de 1 191 euros et des loyers de 1 176 euros font chuter l'émancipation des jeunes à des niveaux historiquement bas

De plus en plus de jeunes ayant un emploi stable découvrent que leur salaire ne suffit plus pour accéder à un logement. L’impossibilité d’épargner pour l’acompte d’un appartement, l’augmentation des loyers et la difficulté d’obtenir un financement retardent l’émancipation et déplacent l’accès à la propriété vers des formules de plus en plus dépendantes du patrimoine familial, des héritages ou de l’endettement à long terme.

"La seule façon que je trouve actuellement pour devenir indépendante est de chasser ma mère de la maison", exprime avec humour Lucía, d'Eivissa. Elle a 25 ans, travaille comme infirmière à l'hôpital de l'île et, même si elle envisage depuis un certain temps la possibilité d'acheter une maison, elle continue de vivre dans la maison familiale car, pour le moment, elle n'en a pas les moyens.

Au cours de la dernière année, il a continué à consulter des annonces immobilières et a exploré différentes options d’achat. Cependant, malgré un emploi stable, il n’a pas réussi à épargner suffisamment pour faire face aux frais d’entrée qu’exigent la plupart des opérations. « Ce serait acheter, mais évidemment c'est impossible », résume-t-il.

L’option de location n’est pas non plus dans leurs plans. Conscient des prix actuellement gérés sur l'île, il considère que consacrer une part aussi importante de son salaire aux revenus signifierait une perte de pouvoir d'achat difficile à assumer. Pour l'instant, comme tant d'autres jeunes d'Ibiza, il continue de reporter son émancipation en attendant que le marché lui offre une opportunité qui corresponde à ses possibilités économiques.

La crise du logement fait chuter le taux d’émancipation à un plus bas historique depuis 2006, date des premiers records. 85% des Espagnols entre 16 et 29 ans n'ont pas réussi à devenir indépendant...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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