Il y a dix-sept ans, Mohamed Lamine Belbachir lançait AYRADE depuis Alger avec une idée fixe : prouver que l’Algérie pouvait maîtriser elle-même ses infrastructures numériques, sans dépendre des géants étrangers du Cloud. En juin 2026, cette conviction se traduit par une étape historique — la première introduction en Bourse d’un opérateur algérien de Cloud souverain à la Bourse d’Alger, avec l’ouverture de 20 % du capital entre le 1er et le 30 juin 2026.
Chiffre d’affaires multiplié par plus de deux en un an, 3 700 clients actifs sur le segment Cloud, deux datacenters opérationnels sur le territoire national, et un rendement attendu de 9,45 % sur l’horizon du business plan… AYRADE n’est plus une promesse, c’est une réalité industrielle. Rencontre avec son fondateur, Directeur Général et Président du Conseil d’Administration, Mohamed Lamine Belbachir.
Elle venait d’un constat assez simple, mais qui avait des implications profondes. Les entreprises et institutions algériennes allaient, tôt ou tard, basculer vers des infrastructures numériques. La question était : qui allait les opérer et depuis où ? Si personne ne construisait une alternative locale sérieuse, les données sensibles des banques, des administrations, des opérateurs d’énergie finiraient hébergées à l’étranger, soumises à des juridictions étrangères.
C’est une question de souveraineté, pas seulement de technologie. Notre ambition stratégique repose sur trois axes non négociables : héberger loca...
[Courte citation de 8% de l'article original]