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Tierno Monénembo : « Je suis le rescapé d’une dictature »
Valérie Marin la Meslée, Malick Diawara - LePoint -
10/02
ENTRETIEN. Son formidable roman « Saharienne indigo » revient sur le camp B des années Sékou Touré, une période clé pour l’écrivain guinéen.
Deux femmes et la Guinée, tel pourrait être le sous-titre du dernier et formidable roman de Tierno Monénembo, Prix Renaudot 2008 pour Le Roi de Kahel (Seuil) et chroniqueur du Point Afrique. Il nous l'avait confié lors d'une causerie réalisée à la rentrée littéraire du Mali, à Bamako : une jeune fille incarnerait l'histoire récente de son pays natal dans son prochain roman. La voici donc, la jeune Néné Fatou Oularé, que l'on appelle Atou. Devenue Véronique et parisiennne, elle vit dans ce quartier de la Mouffe, toute dévouée à celui qu'elle promène dans son fauteuil roulant, et se montre fort agacée, voire exaspérée, par les interpellations d'une voisine de rue, une certaine madame Corre, qui ne cesse de vouloir lui faire raconter sa vie.
Si les apparences portent à croire que Véronique Bangoura est l'auxiliaire de vie du vieil homme, madame Corre, elle, va au-delà. Pourquoi ? Et qui est-elle, cette femme aux allures de hippie, comme sortie de manifestations tiers-mondistes des années 1970 ? Et qu'est-elle donc allée faire dans le pays de Véronique « où l'on ne s'attend à rien d'autre que la fringale et la malaria, les coups d'État et les pendaisons publiques ». Jusqu'à y laisser son fils ?
Détail de la couve... [Courte citation de 8% de l'article original]
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