Gaza - Dans la bande de Gaza, l'Aïd al-Adha repose cette année sur une question pratique plus qu'un rituel festif, à savoir : où va la viande lorsqu'elle arrive ? Dans des tentes sans réfrigérateur, piqués par la chaleur estivale, et dans des maisons qui considèrent l'électricité comme une opportunité à court terme ; Même 3 kilos de viande se transforment en une décision urgente : cuisson par lots, distribution rapide ou congélation payante chez les commerçants du marché.
Ici, le sens des vacances change, et elles deviennent une restauration de la vie quotidienne plutôt qu'un achat et une consommation, et le temps, la chaleur et l'énergie deviennent des acteurs majeurs de l'histoire.
Une cuisine caritative pour la Fondation Joud s'appuie sur de la viande congelée disponible sur le marché (Al Jazeera)Dans une tente que Maha Abdel Rahman (41 ans) partage avec sa sœur, un seul poêle devient le centre d'une journée entière. Le tissu tendu sur les bords de la tente emprisonne la chaleur estivale et la fumée s'infiltre lentement, tandis que Maha se tient à côté d'une grande marmite au-dessus d'un feu qui brûle depuis des heures. Elle regarde la viande bouillir et son odeur se répand.
Maha a reçu une quantité de viande ne dépassant pas 3 kilogrammes d'une organisation caritative, et il était naturel pour elle de penser d'abord à ses cinq enfants, car son mari était un martyr, et ses trois frères étaient absents dans les détails de la fête, et sa famille a été déplacée vers le sud de la bande de Gaza, et la distance entre eux est devenue plus qu'une route.
Elle essuya le coin de ses yeux des traces de fumée et de larmes ensemble, et dit d'une voix faible qui se brisa alors que les flammes du feu montaient : " Je cuisine cette quantité et je la distribuerai. Mes enfants ont besoin de protéines après une longue période de privation, mais je n'ai rien pour conserver toute cette viande. "
La décision prend alors une forme pratique, qui consiste à cuire la totalité de la quantité d'un coup, puis à la distribuer aux familles environnantes qui n'ont pas reçu la viande, à conserver si possible une portion cuite et à surveiller la tente et ses environs d'un œil qui connaît les détails préoccupants. Les insectes et les rongeurs font partie de la routine quotidienne du camp, et la nourriture exposée entraîne de...
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