Début 2025, la société chinoise d’intelligence artificielle DeepSeek, basée à Hangzhou, a dévoilé DeepSeek-R1, un grand modèle de langage hautes performances développé à une fraction du coût de ses homologues occidentaux. L’investisseur de la Silicon Valley, Marc Andreessen, a qualifié cela de « moment Spoutnik de l’IA ». Plus tard cette année-là, la société de robotique chinoise Unitree, également basée à Hangzhou, a lancé son robot humanoïde R1, dont les capacités se rapprochent de celles des systèmes occidentaux beaucoup plus coûteux. Ensemble, ces avancées ont relancé un débat mondial sur la manière dont les nations cultivent et assurent leur leadership technologique.
Le nombre de scientifiques d’élite chinois formés à l’étranger est en baisse
La composition des équipes de ces cabinets est révélatrice. La cohorte de recherche de DeepSeek est principalement formée dans le pays, avec de nombreux membres de moins de 30 ans. Les ingénieurs d’Unitree sont également jeunes et formés principalement en Chine.
Ensemble, ces cas suggèrent que l’innovation de pointe ne dépend pas nécessairement du fait que les chercheurs acquièrent des compétences à l’étranger et retournent dans leur pays d’origine. Un vivier de talents local est possible, mais le modèle doit être durable. Comment les pays peuvent-ils en construire un suffisamment solide pour soutenir l’innovation au fil du temps ? La réponse est de commencer dès les premiers stades de l’éducation.
La concurrence pour les talents s’intensifie
Pendant des décennies, la Chine, comme beaucoup d’autres pays, a construit sa capacité scientifique par un chemin étroit : des examens à enjeux élevés sélectionnaient les meilleurs étudiants, des universités d’élite concentraient des ressources pour les former, des postes à l’étranger leur fournissaient une exp...
[Courte citation de 8% de l'article original]