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Un tribunal fédéral de l'Alabama a statué mardi une fois de plus que l'État avait illégalement discriminé les électeurs noirs en établissant sa carte du Congrès. La décision, rendue par un tribunal de district composé de trois juges dont deux nommés par Donald Trump, intervient après que la Cour suprême se soit précipitée pour se ranger du côté des républicains de l'Alabama il y a deux semaines à la lumière de son affaiblissement de la loi sur les droits de vote dans l'affaire Louisiane contre Callais. La décision tonitruante et exaspérée de ce tribunal inférieur de droite montre à quel point la discrimination à la Jim Crow en Alabama a été évidente au cours des dernières années. Et cela obligera SCOTUS soit à mettre un terme au gerrymandering ouvertement raciste, soit à admettre qu’il a déclaré la chasse ouverte à la représentation politique des Noirs américains.
L'Alabama possède l'une des plus grandes populations noires de tous les États. Et la VRA exige que les minorités raciales aient des chances égales d'élire les candidats de leur choix. Mais après le recensement de 2020, la législature de l’Alabama s’est efforcée de faire taire les voix noires en brisant les districts compacts à forte minorité autour des villes et en répartissant ces populations dans les zones rurales blanches. Et depuis, les électeurs de l’État se sont retrouvés devant les tribunaux pour tenter de se battre pour une représentation égale. Ces affaires ont été portées devant un tribunal de district composé de trois juges, Anna Manasco et Terry Moorer, tous deux nommés par Trump, ainsi que du juge Stanley Marcus, nommé d'abord par Ronald ...
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