Vêtu d'un bob, d'un sweat à capuche Adidas bleu et d'un short kaki, Tony Mohraz, également connu sous le nom de 021kid, frappe la poitrine d'un ami devant un mur commémoratif à Golders Green, au nord de Londres.
On peut voir derrière lui des photographies de ceux qui ont été tués en protestant contre le régime iranien. Alors qu’un grand drapeau lion et soleil utilisé en Iran avant la révolution islamique est agité au-dessus de sa tête, Mohraz se met à rapper.
"Basij, un, deux, tirez. Pasdarans, un, deux, tirez. Moudjahiddines, un, deux, tirez", répète-t-il devant une caméra tout en imitant le tir d'une arme.
Le rap de Mohraz – un partisan du retour sur le trône iranien de la dynastie Pahlavi, plus précisément de Reza Pahlavi, le fils exilé du défunt shah – est un remix d'un hymne de guerre hip-hop populaire en Israël, appelé Harbu Darbu (argot emprunté à l'arabe syrien qui, en hébreu, signifie faire pleuvoir l'enfer sur un adversaire).
Le Basij sur lequel il prétend tirer est une organisation paramilitaire connue comme la « poigne de fer » de l’Iran.
Le CGRI mentionné est le Corps des Gardiens de la révolution islamique, l’institution politique et militaire la plus puissante du régime. Et puis il y a la mention des Moudjahiddines.
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), plus communément connue sous le nom de Mojahedin-e-Khalq (MEK), a fait partie de la révolution contre le shah soutenu par l’Occident en 1979, mais est devenue un groupe d’opposition armé en exil combattant le nouveau régime depuis l’Irak.
Aujourd’hui, l’OMPI se distancie publiquement de son islam chiite et de son origin...
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