One Ocean Summit : les 4 défis prioritaires de la recherche océanique

Anne Renault - Futura Sciences - 09/02
L'océan est le plus grand écosystème de la Planète, recouvrant 70 % du globe et pourtant, au delà de ces mystérieux abysses, et avant même d'en avoir cartographié la totalité des fonds marins, il...

L'océan est le plus grand écosystème de la Planète, recouvrant 70 % du globe et pourtant, au delà de ces mystérieux abysses, et avant même d'en avoir cartographié la totalité des fonds marins, il suscite la convoitise pour les ressources minières qu'il recèle. Les sciences océaniques veulent impulser une nouvelle dynamique au service de la connaissance et de la protection des océans.

Parce qu'un océan en bonne santé conditionne l'équilibre planétaire et, pour cette raison, le bien-être et la santé des femmes et des hommes, le rôle des sciences océaniques n'a jamais été aussi important pour comprendre la dégradation actuelle du plus grand écosystème mondial et imaginer des solutions.

À l'occasion du One Ocean Summit, qui se tient à Brest du 9 au 11 février 2022, scientifiques, acteurs publics et privés et chefs de gouvernement partageront diagnostics et remèdes pour améliorer l'état du « patient ». Convié à la table des débats, l'Ifremer revient sur différentes pistes de recherche prometteuses.

Mare incognitum

Si elle est baptisée la Terre, ce nom est finalement peu conforme à la réalité d'une planète où l'élément liquide prédomine. La terre ferme n'occupe guère qu'un peu moins de 30 % de la surface du globe tandis que l'océan recouvre les 70 % restants.

Plus grand écosystème monde, l'océan reste malgré tout un grand inconnu : une mare incognitum. Rien que les abysses abriteraient jusqu'à un million d'espèces non répertoriées par les scientifiques...

C'est dire le besoin de sciences pour lever le voile sur cet univers encore si mystérieux, mais dont l'importance pour la bonne santé de la planète comme celle des êtres vivants ne fait, elle, plus mystère.

L'océan constitue la principale source de protéines pour trois milliards d'êtres humains. Il est également responsable d'environ 50 % de l'oxygène produit sur la planète. Sans oublier les ressources énergétiques et la valorisation des molécules issues de la biodiversité marine (nouveaux médicaments, par exemple).

Mais son intérêt ne se limite pas à prodiguer des ressources, il est aussi un maillon essentiel à la bonne marche de la planète comme principal régulateur du climat. Une fonction précieuse à l'heure où le réchauffement climatique s'accélère.

Mais c'est au prix de lourdes conséquences sur la santé de l'océan, avec une manifestation de symptômes durablement préoccupants : réchauffement de la température des eaux, y compris en profondeur, et acidification du milieu, désoxygénation, élévation du niveau de la mer. Trop sollicitée, la « pompe » océanique se grippe... Combinés aux impacts de la surpêche, de la pollution, et de la destruction des habitats, ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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