Douchanbé - Dans un monde où les frontières entre la crise climatique, la crise alimentaire et la crise énergétique s'estompent, l'eau n'est plus seulement une ressource naturelle qui coule dans les rivières et les puits, mais est devenue un titre intensifié pour le sens même de la sécurité humaine.
Celui qui a la capacité de gérer l’eau jouit d’un certain degré de stabilité, et celui qui n’y parvient pas se retrouve confronté à une série de crises interconnectées : la soif, la maladie, le déclin de la production agricole, les conflits locaux, la migration et les pressions économiques croissantes.
Dans ce contexte, la capitale tadjike, Douchanbé, accueillera, entre le 25 et le 28 mai 2026, la quatrième conférence internationale de haut niveau sur la Décennie internationale d'action pour l'eau et le développement durable 2018-2028, ou ce qui est désormais connu sous le nom de Conférence sur l'eau de Douchanbé.
Cette conférence constitue une étape politique et de développement importante sur la voie de la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026, prévue à Abou Dhabi du 8 au 10 décembre 2026, coprésidée par les Émirats arabes unis et le Sénégal.
L’importance de la conférence de Douchanbé vient du fait que le monde ne traite plus uniquement de l’eau en tant que service, car les chiffres à eux seuls révèlent l’élargissement de l’écart : en 2024, 2,2 milliards de personnes étaient toujours privées de services d’eau potable gérés en toute sécurité, 3,4 milliards de services d’assainissement gérés en toute sécurité et 1,7 milliard ne disposaient pas de services d’hygiène de base à domicile, selon les rapports des Nations Unies.
Ces chiffres ne signifient pas seulement un manque de confort quotidien, mais également des décès évitables, des maladies chro...
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