Le pari pétrolier de l’Iran pourrait transformer l’attrition du Golfe en cauchemar pour Téhéran

MSN - 24/05
Alors que les attaques se propagent à travers les infrastructures énergétiques du Golfe, l’Iran pourrait découvrir que sa propre économie pétrolière ne peut pas survivre à une attrition prolongée.

L’Iran peut-il transformer le Golfe en une longue arène d’attrition sans devenir lui-même la partie la plus attristée ?

Depuis le début des tirs actuels, le régime des mollahs a consciemment choisi une campagne soutenue de faible intensité : missiles balistiques, drones et frappes dispersées sur des installations énergétiques, des ports et des cibles militaires et civiles. Cette escalade calibrée garantit le bruit mais s’arrête avant une guerre totale.

Derrière cette image se cache un pari clair : épuiser progressivement les adversaires, augmenter le coût de la défense et maintenir les marchés énergétiques et financiers dans un état d’anxiété permanente qui pousse les grandes capitales à pousser à la désescalade.

Cette équation, aussi tentante soit-elle sur le papier, cache une contradiction très dangereuse : l’Iran tire la carte du pétrole contre le Golfe et l’Occident, mais il dépend en fin de compte de la poursuite de la vente de son propre pétrole comme dernière véritable artère de devises fortes.

La vérité, la partie la moins présente dans le débat public, est que le client le plus important du pétrole iranien n’est pas l’Occident mais la Chine.

Pékin représente désormais la plus grande part des expor...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...