Essai BMW M2 CS : sommet franco-allemand

Romain Vannier - Auto Moto - 19/05
Pour repousser dans ses derniers retranchements ce qui fait la réputation de l’industrie outre-Rhin – ses sportives –, rien de mieux qu’une mise à l’épreuve de ce que l’Hexagone a lui aussi de meilleur – ses routes. Celles du Tour Auto 2026 en l’occurrence. En espérant que l’amitié franco-allemande en sorte une nouvelle fois grandie.

Se trouver poliment prié, gestes à l’appui, de ne pas quitter le sillage d’une motocyclette bleue d’un membre de la Gendarmerie nationale, tous gyrophares allumés, présage rarement d’un moment très agréable. Mais pas d'omelette sans casser des oeufs. A vouloir éprouver sur route ouverte une sportive à la carrosserie outrageusement boursoufflée, d’une teinte violacée et agrémentée de jantes dorées, surtout promettant le 0 à 100 km/h en moins de 4” et d’atteindre plus de 300 km/h en pointe, le pire est forcément à craindre. Légèrement crispées au volant à la jante Alcantara, les mains se font soudainement moites.

Bingo, ça ne rate pas. Après quelques petits kilomètres passés à suer à grosses gouttes, le verdict tombe, cruel. Au point que l’avouer s’avère presque douloureux : im-po-ssible de tenir l’allure imprimée par ledit motard de la Garde républicaine qui nous ouvre la voie !

En effet, si, cette fois-ci, le permis de conduire ne souffrira pas le moins du monde de cette mise sous escorte, au contraire, c’est une catastrophe pour l’égo mal placé d’un journaleux. Droit comme un i (ou la justice), le buste parfaitement aligné avec sa monture, quelle que soit l’inclinaison vertigineuse de celle-ci en courbe, et d’un relâchement carrément écœurant qui lui permet de garder les coudes bien en-dessous des poignets, ...
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