Rencontre avec Marine Atlan, la réalisatrice de cette chronique adolescente, autour de laquelle le buzz ne cesse de grandir depuis sa présentation à la Semaine de la Critique
On aurait pu attendre sa sortie en novembre pour vous en parler. Mais l’envie était trop forte de partager le coup de foudre qu’on a eu pour ce premier long métrage de Marine Atlan. Emballement plus que partagé puisque de nombreux festivaliers le présentent même comme le meilleur film de ce Cannes 2026, toutes sections confondues. Présenté à la Semaine de la Critique, il met en scène un groupe de lycéens partant en voyage scolaire à Pompei. Un teen movie qui va peu à peu basculer dans un mélo à la Douglas Sirk. La Gradiva est une fresque de 2h30 qui fait dialoguer avec maestria le sacré et le profane et révèle une bande de jeunes comédiens vierges de tout expérience à l’écran et confondants de justesse, de vérité et d’intensité. On a rencontré Marine Atlan, reconnue jusqu’ici pour ses talents de chef opératrice (Le Ravissement, Les Reines du drame…) pour qu’elle nous raconte quelques secrets de fabrication d’une oeuvre qu’on imagine mal repartir sans prix de la Croisette.
Un premier long de 2h30 avec une majorité de non professionnels devant votre caméra. La Gradiva a tout sur le papier du film qui n’a aucune chance de voir le jour. Qu’est ce qui vous a pourtant incité à vous y lancer ?
Marine Atlan : (rires) C’est marrant car j’ai une amie très proche qui me dit souvent que je ne me rends pas compte du dan...
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