C’est ce qu’on peut lire dans un rapport du Conseil mondial de suivi de la préparation aux crises sanitaires (Global Preparedness Monitoring Board, ou GPMB), rédigé avant les alertes à l’hantavirus et à l’Ebola. L’action collective, lit-on, est minée par la « fragmentation géopolitique, l’érosion des espaces civiques et les intérêts commerciaux ».
Le GPMB est un groupe d’experts mis en place en 2018 par la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et qui a pour but d’évaluer l’état de préparation —ou de non-préparation— des sociétés aux futures épidémies. Il avait été créé dans la foulée de la dernière grande épidémie d’Ebola en Afrique de l’ouest, qui avait fait officiellement plus de 11 000 morts (mais probablement beaucoup plus) entre 2013 et 2016. Le rapport du GPMB a été publié le 18 mai pour coïncider avec l...
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