JUSTICE - “Je ne sais pas comment je vais m’en sortir, je ne le trouve jamais ressemblant...” Depuis que s’est ouvert le procès des attentats du 13 novembre 2015, le 8 septembre dernier, Noëlle Herrenschmidt a eu de nombreuses occasions d’apercevoir Salah Abdeslam. Et pourtant, la dessinatrice de 82 ans n’a pas encore trouvé la bonne manière de représenter le seul survivant des commandos responsables de la mort de 130 personnes en 2015 à Paris et Saint-Denis.
“Le problème numéro 1, déjà, c’est que tout le monde est masqué. Et avec lui, les photos ne sont absolument pas ressemblantes”, raconte-t-elle au HuffPost. “Et puis quand il retire son masque, je ne le reconnais pas non plus.” La spécialiste de l’aquarelle, connue de tous dans l’univers de la justice française après quatre décennies à arpenter les tribunaux du pays, décrit encore un homme “qui peut rester immobile pendant des heures, le dos droit”. Et qui lui donne donc du fil à retordre. “J’attends avec impatience qu’il soit vraiment interrogé. Mais je fais confiance à mon pinceau: un jour ça va faire ‘bing’ et j’aurai trouvé.”
Mais si celui qui sera interrogé pour la première fois sur le fond de l’affaire ce mercredi 9 février reste “un mystère, même à dessiner”, Noëlle Herrenschmidt garde de nombreux souvenirs des cinq premiers mois de ce procès historique. Notamment le président Jean-Louis Périès. Un homme “parfaitement à sa place, très humain”, qui essaie d’entretenir une atmosphère “bienveillante” en dépit des récits d’horreur et de la douleur des victimes. Un homme “qui fait ce qu’il peut pour gérer jusqu’au bout un procès aussi énorme”, bien aidé en cela par ses deux assesseures,...
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