Cannes 2026 : « Her Private Hell », le navet prétentieux et misogyne de Nicolas Winding Refn - L'Humanité

Humanite - 19/05
Le retour au cinéma du réalisateur de « Drive » donne un navet prétentieux, hors compétition, qui n’a pour toute substance que la misogynie de son auteur. ...

Dans une autre vie, le Danois Nicolas Winding Refn était une sensation cinéphile chic et choc, capable de réaliser Drive ou la trilogie Pusher. Désormais le cinéaste, ivre de son propre style et persuadé que l’esthétique de papier glacé le propulse à des niveaux de conscience qui échappent à nous autres mortels, se condamne à un cinéma ridiculement cosmétique.

On ne saurait même trop comment résumer Her Private Hell, son grand retour à Cannes dix ans après son dernier film, The Neon Demon. Le délégué général du Festival Thierry Frémaux lui a épargné la compétition, et des réactions encore plus hostiles – un silence de mort a accompagné la fin de la projection presse.

Les femmes réifiées et réduites en poupées

Dans un univers de science-fiction sans substance ni matérialité, une actrice tourne un film, jappe comme une chienne, chope sa belle-mère et tranche des mains. Pas plus avancé ? Imaginez simplement qu’un conseiller marketing ait digéré Blade Runner pour recracher une pub pour du parfum Scorpio, vous aurez une idée assez précise du mauvais goût terrifiant du projet. 

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