Diarrhées, vomissements, fièvre... les cyclistes doivent-ils avoir peur des bouses de vaches ?

LEquipe - 13/05
La récente intoxication de la moitié du peloton sur la Famenne Ardenne Classic, attribuée à une bactérie contenue dans les bouses de vache jonchant le bitume, amène à s'interroger. Le cyclisme, activité rurale par essence, est-il dangereux pour les boyaux ?

« Voilà bien une question de Parisien ! » Frédéric Jeannin, la cinquantaine bien sonnée, est licencié au Jura Dolois cyclisme. Il revient juste d'une sortie de 115 km avec son club sur les petites routes du département 39. La voirie des localités traversées était mouchetée de bouses de vache. Classique. Frédéric les a évitées autant que possible. Pas par peur de choper la courante, « juste parce que c'est chiant après pour nettoyer le vélo. » Comme ses camarades, le cycliste amateur a eu vent de la mésaventure des coureurs de la Famenne Ardenne classic.

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La moitié des participants de l'épreuve professionnelle belge a été sujette à des ennuis gastriques plus ou moins sévères, attribués par l'état-major de l'équipe Lotto à la présence d'une bactérie (Campylobacter) contenue dans les déjections bovines omniprésentes sur le parcours. Hypothèse jugée « plausible » par le service de gastro-entérologie de l'hôpital universitaire de Gand, cité par nos confrères du Het Laatste Nieuws. Les routes humides favoriseraient la projection d'excréments sur les chaussures, le visage, les bidons que l'on porte ensuite aux lèvres... Le tarif : diarrhées, vomissements, fièvre, hospitalisations pour les plus atteints.

Le Campylobacter ? « Pas si terrible », selon le docteur Jean-Jacques Menuet, qui a exercé plus de trente ans en qualité de médecin pour les équipes cyclistes (Cofidis, Arkéa). « En dehors d'une diarrhée assez forte, mais qui bien gérée dure rarement plus de deux à cinq jours. Bien sûr, le sport...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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