Donald Trump est attendu, ce mercredi soir, à Pékin. La visite de deux jours n'aura certainement pas le faste qui avait marqué son voyage d'avril 2017, au tout début du premier mandat. Xi Jinping avait alors sorti le grand jeu pour charmer un président américain qu'il savait sensible à la flatterie. Il lui avait réservé des honneurs inédits, comme un accueil solennel à la Cité interdite, l'ancien palais impérial. L'objectif était de consolider une relation personnelle privilégiée. Le numéro un chinois n'avait-il pas lui-même été reçu, quelques mois plus tôt, dans l'intimité de Mar-a-Lago, la "petite Maison-Blanche" de Trump en Floride ?
Si ce déplacement n'aura forcément pas le même éclat, en dépit d'une visite prévue au célèbre temple du Ciel, il n'en est pas moins important, pour Pékin comme pour Washington. Il a d'abord le mérite d'avoir lieu. Prévu initialement pour la fin mars, il avait dû être reporté pour cause de guerre contre l'Iran, déclenchée le 28 février. Si elle s'efforce de ne pas afficher aujourd'hui une proximité trop marquée, la Chine demeure un proche allié de l'Iran – elle lui achète quasiment tout le pétrole qu'il exporte. On voyait mal Xi Jinping accueillir Donald Trump dans ces conditions.
Nonobstant leurs divergences, que la crise iranienne a e...
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