Le réseau mondial d'eVscope poursuit sa montée en puissance pour faire de la science citoyenne participative. Ce télescope révolutionnaire permet notamment, dans ce cadre, d'étudier la forme et les caractéristiques des orbites de certains astéroïdes. Les premiers résultats concernant l'aide qu'il peut apporter pour explorer avec la sonde Lucy les troyens de Jupiter sont déjà là et d'autres sont attendus, pour ces astéroïdes et bien d'autres.
Selon le modèle de Nice, il y a 4 milliards d'années environ, la mécanique céleste des planètes géantes du Système solaire a conduit Jupiter et Saturne à migrer. Le chaos s'en est ensuivi en raison des perturbations gravitationnelles dans les populations de petits corps célestes, vestiges du disque protoplanétaire où sont nées les planètes.
Les calculs montrent que certains de ces petits corps vont être éjectés loin du Soleil pour peupler le fameux nuage d’Oort dont on pense qu’il est à l’origine des comètes à longues périodes qui s'aventurent dans le Système solaire interne pour le quitter ensuite et pour ne plus revenir avant des milliers d'années ou plus. Les calculs montrent aussi que certains d'entre eux auraient été piégés au niveau des points de Lagrange de Jupiter.
On connaît plus de 7.000 astéroïdes troyens de Jupiter. La mission de la sonde Lucy est d'en étudier six. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa's Goddard Space Flight Center/Scientific Visualization Studio
Si l'origine de ces troyens, comme on les appelle, piégés par les champs de gravitation combinés du Soleil et de Jupiter, reste incertaine, les observations dans le domaine de l'infrarouge réalisées avec la mission Wise les font apparaître comme généralement sombres, réfléchissant...
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