Trump et l'économie américaine

MSN - 12/05
Sans une économie ouverte, sans allocation optimisée des ressources, sans les meilleurs niveaux d’innovation, sans une monnaie forte fondée sur une banque centrale crédible, le modèle économique qui a produit ce qu’on appelle l’exceptionnalisme américain sera sérieusement menacé.

Sans une économie ouverte, sans allocation optimisée des ressources, sans les meilleurs niveaux d’innovation, sans une monnaie forte fondée sur une banque centrale crédible, le modèle économique qui a produit ce qu’on appelle l’exceptionnalisme américain sera sérieusement menacé.

L’économie américaine a connu une croissance soutenue au cours des cinq décennies comprises entre 1970 et 2020, dépassant nettement, à partir de 1990, la croissance réelle du PIB par habitant dans d’autres économies avancées, notamment en Europe occidentale et au Japon (voir tableau). Naturellement, la croissance américaine a été inférieure à celle du Japon entre 1970 et 1990 – parce que le Japon connaissait à cette époque une forte croissance, même si son PIB par habitant était, en termes relatifs, bien inférieur à celui des États-Unis en 1970, et parce qu'il bénéficiait encore d'un certain effet de rattrapage après la dévastation totale qu'il a subie lors de la Seconde Guerre mondiale (la dernière étape de l'« explosion en pourcentage » de la croissance japonaise à partir de « zéro »).

Indice du PIB réel par habitant, 1970=100

L’avantage américain était encore plus évident lorsque l’on examinait le niveau relatif du PIB par habitant corrigé du pouvoir d’achat (voir tableau suivant) : en Europe occidentale, en 1970, cet indicateur représentait 72 % de celui des États-Unis, et en 2020, il n’était que de 68 %. Même le Japon, où le même indicateur en 1970 re...
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