Face à l'impasse diplomatique entre Téhéran et Washington, aux menaces belliqueuses de Donald Trump et au maintien du blocage du détroit d'Ormuz, les pétromonarchies du Golfe baignent dans l'incertitude. En attendant que la situation se déverrouille, elles observent leurs différends, loin d'être récents, s'épaissir et leurs divergences se matérialiser.
"Les divergences ne sont pas nouvelles, mais le conflit a accentué les divisions", constate Jean-Paul Ghoneim, chercheur associé à l'Iris et spécialiste des pays du Golfe, contacté par BFM.
Premier point de désaccord: les suites à donner à la guerre qui les a tous touchés économiquement et militairement. D'un côté, le Qatar, Oman, le Koweït et l'Arabie saoudite prônent le dialogue et soutiennent les efforts de médiation du Pakistan. Quand de l'autre, le Bahreïn et les Émirats arabes unis, rangés du côté des États-Unis et d'Israël, adoptent une position plutôt va-t-en-guerre.
Des postures qui s'expliquent historiquement. Si les six pays, réunis depuis 1981 au sein du Conseil de Coopération des pays du Golfe (CGG)...
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