La leçon de «Vitrerie Joyal»

Richard Martineau - Journal De Montreal - 09/05
C’est ça qu’on veut? Transformer le Québec en gros Costco?

Avez-vous regardé Vitrerie Joyal, la nouvelle série de Martin Matte ?

J’avoue que les trois premiers épisodes ne m’ont pas convaincu.

Manque de rythme, répétitions, gags convenus. « Pourquoi encense-t-on autant cette série ? » me suis-je demandé.

Mais les trois derniers m’ont happé.

À cause de la façon extrêmement humaine dont Martin Matte traite de la tragédie de son frère. (Une scène particulièrement émouvante, qui se déroule au bord d’un lac, vous tirera des larmes.)

Mais surtout pour son portrait de la vie quotidienne d’un petit entrepreneur, qui se tue pour garder sa business en vie dans un monde où seuls les gros joueurs sont capables de tirer leur épingle du jeu.

La dernière fois que j’ai vu un portrait aussi juste d’un entrepreneur qui tente désespérément de sauver sa peau, c’était en 1973, dans le film Save the Tiger, de John G. Avildsen (le réalisateur de Rocky), un lon...
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