Autour de Poutine, le pouvoir se fissure et la peur gagne le sommet

Courrier international - Courrier International - 07/05
Défiance, rivalités internes et usure vis-à-vis de l’invasion de l’Ukraine : ces jours-ci, la presse internationale dépeint, à grand renfort de révélations et d...

Ce n’est pas encore une “rébellion”, mais plutôt un changement de ton. Dans The Economist, un ancien haut responsable russe signe un texte au titre alarmiste : “Vladimir Poutine perd son emprise sur la Russie”. L’article, écrit depuis la Russie, est accompagné de la formule “sale temps à Moscou”. Selon l’auteur, les hauts fonctionnaires, gouverneurs et hommes d’affaires ne disent plus “nous” lorsqu’ils parlent de la guerre ou des décisions du Kremlin. Ce qui était encore l’an dernier “notre” guerre, “notre” agenda, “notre” projet commun, deviendrait désormais “son” histoire – celle de Vladimir Poutine.

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Ce changement lexical, prévient l’auteur, laisse entendre que le régime aurait perdu “sa mainmi...
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