Le marché mondial du cloud d’infrastructure vient de franchir un seuil symbolique : plus de 500 milliards de dollars en rythme annuel. Mais derrière la croissance, la bataille change de nature. AWS renoue avec l’accélérateur, Microsoft Azure étire son carnet de commandes et Google Cloud signe l’accélération la plus spectaculaire. Désormais, le vrai juge de paix n’est plus seulement la part de marché, mais la capacité à transformer des centaines de milliards de dollars d’investissements IA en revenus durables.
Le cloud n’a jamais semblé aussi massif, ni aussi dépendant de quelques composants de plus en plus coûteux : GPU, TPU, Trainium, mémoire, interconnexions, énergie. Mais il reste toujours aussi dépendant des trois principaux acteurs américains. Selon Synergy Research Group, les dépenses mondiales en services d’infrastructure cloud ont atteint 129 milliards de dollars au premier trimestre 2026, en hausse de plus de 35 milliards sur un an.En rythme annualisé, le marché dépasse désormais les 500 milliards de dollars, avec une croissance revenue à 35 %, son plus haut niveau depuis fin 2021.
AWS reste numéro un avec 28 % de part de marché, devant Microsoft à 21 % et Google à 14 %. Les positions se sont resserrées mais les pourcentages masquent les dynamiques actuelles. L’IA change la donne. Longtemps troisième à bonne distance, Google Cloud est désormais un sérieux trublion avec une croissance extravagante en ce début d’année. AWS demeure le moteur de cash-flow le plus robuste. Azure reste une puissante machine à intégrer l’IA dans les usages d’entreprise mais inquiète Wall Street.
La première leçon du trimestre est simple : malgré les discours sur l’optimisation des coûts cloud et la réduction des coûts par token, la demande repart franchement à la hausse. Synergy souligne que le taux de croissance du marché a progressé pour le neuvième trimestre consécutif.
L’IA générative et agentique n’est plus seulement un supplément de consommation : elle...
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